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Avec la mutation constante et rapide de l’environnement des entreprises et l’émergence de nouveaux besoins engendrée par la nouvelle conjoncture socio-économique comme la Covid-19, les dirigeants modernes prennent de plus en plus conscience de l’importance des soft skills. Parmi ces compétences, l’intelligence émotionnelle se présente comme une aptitude nouvelle, mais incontournable qui a pour objet la gestion des émotions personnelles et celle des collaborateurs en vue de prendre de la hauteur et de gagner en lucidité dans le management des relations et la prise de décision. En l’occurrence, le Forum Économique Mondial a mentionné que cette intelligence émotionnelle figurerait dans le top 10 des compétences primordiales des chefs d’entreprises pour l’horizon 2025. Dans cette perspective, JLC Expert montre la voie pour implémenter et développer ce quotient émotionnel chez les patrons de sociétés exposés aux situations inconfortables via ses solutions d’accompagnement des dirigeants. Découvrez dans cet article pourquoi et comment nos outils peuvent aider les managers dans cette voie.

Qu’est-ce que l’Intelligence Emotionnelle ?

La première tentative de définition de l’intelligence émotionnelle remonte en 1990, avec la revue « Emotional Intelligence » de Peter Salovey et John D. Mayer. Les deux psychologues l’ont expliquée comme « une habileté à percevoir et à exprimer les émotions, à les intégrer pour faciliter la pensée, à comprendre et à raisonner avec les émotions, ainsi qu’à réguler les émotions chez soi et chez les autres ».

En d’autres termes, l’intelligence émotionnelle citée est une capacité à détecter et utiliser les émotions à bon escient contrairement à la pensée traditionnelle qui les bannit de tout processus analytique rationnel. En effet, Peter Salovey et John D. Mayer ont surtout tenté d’intégrer l’émotion dans l’empirisme de la gestion comportementale en le considérant comme un système de « réponses organisées » qui peut servir et qui n’est pas forcément chaotique.

Daniel Goleman, docteur en psychologie, entérinera plus tard cette manière de percevoir l’émotion et la notion d’intelligence émotionnelle en 1995. Il deviendra même le pionnier du domaine en définissant les points clés de cette capacité à savoir la conscience de soi, la maîtrise de soi, l’empathie et les aptitudes sociales.

 

Interférence de l’intelligence émotionnelle avec le management d’entreprise

L’intelligence émotionnelle est une notion relativement nouvelle qui adhère aux concepts de compétences comportementales. Mais elle est déjà considérée comme l’une des soft skills les plus importantes dans le monde du travail à venir, convoitées par de nombreux managers.

En effet, l’entreprise est un milieu fortement exposé aux émotions. Et depuis longtemps, les salariés comme les dirigeants l’ont « affronté » car il faisait partie des mauvais « influenceurs » de décision. Entre autres, laisser l’émotion prendre place dans le cadre d’une mission et de l’exécution d’une tâche est perçu comme une faiblesse étant donné qu’il ouvre la porte à une sorte de subjectivité. Pourtant, l’expérience et les analyses des observateurs indiquent que cette approche objective du management d’entreprise visant à refouler les émotions crée plus de troubles que d’avantages.

En profondeur, l’intelligence émotionnelle est une faculté qui permet de canaliser et de rationaliser les émotions, qui sont d’ailleurs inséparables du monde du travail. Effectivement, le stress, le burn-out, la peur, les conflits sont inhérents à l’Homme et se retrouvent inexorablement dans les bureaux. De ce fait, ils nécessitent un traitement spécifique qui déboucherait vers des solutions et non des problèmes. L’intelligence émotionnelle prend ainsi place au moment où il faut harmoniser et optimiser les relations humaines entre les employés et avec les supérieurs, ou encore lorsqu’il faut prendre une décision avec recul, hauteur et lucidité.

Aujourd’hui, l’intelligence émotionnelle est de plus en plus recherchée chez les dirigeants d’entreprises modernes. La complexité des environnements de travail, l’apparition de nouveaux impératifs et la volatilité comme l’incertitude de l’avenir demandent un travail surhumain des patrons. Dans cette perspective, disposer d’un quotient émotionnel élevé est un atout pour le manager qui sait recourir à sa base de données « émotive » pour prendre des bonnes décisions.

 

Les bénéfices de l’intelligence émotionnelle pour le manager et ses collaborateurs

L’intelligence émotionnelle est une analyse introspective du fonctionnement de soi. Elle consiste à « mettre des mots » sur les émotions, de les comprendre et ensuite de les utiliser pour se maîtriser et maîtriser la situation vis-à-vis des autres.

En ce sens, l’intelligence émotionnelle est un levier primordial de sérénité pour le dirigeant, mais aussi un pilier de la communication dans la gestion du personnel. D’une part, cette faculté aide le patron à se centrer sur lui-même en écoutant les changements qui se passent en intérieur, qui impactent en bien ou en mal son comportement, et qui ne peuvent être compris par les connaissances académiques, d’où sa qualification comme soft-skills. D’autre part, l’intelligence émotionnelle pèse lourd dans la gestion des ressources humaines. En effet, ceux qui ont développé cette compétence comprennent l’impact d’une émotion sur les autres. Ils sont donc en mesure de la gérer, mais aussi de la partager à travers un processus de « contagion émotionnel ». Le professeur Christophe Haag à l’EM Lyon explique ce phénomène comme suit « plus un chef d’équipe est émotionnellement intelligent, moins il est toxique pour son environnement. Les émotions passent d’une personne à une autre, en très peu de temps : c’est ce que l’on appelle la contagion émotionnelle »

Mais la portée de l’intelligence émotionnelle sur le management ne se limite pas à ce partage. Cette compétence ouvre également une voie vers la connaissance des autres. Pour un manager, c’est donc une arme redoutable d’anticipation et de résolution des conflits à travers une meilleure empathie et un décryptage des émotions des collaborateurs. Dans une large mesure, l’intelligence émotionnelle devient un allié du manager qui recherche la fluidité, la productivité et l’engagement de ses collègues en devenant une inspiration et une source d’humilité.

 

L’intelligence émotionnelle utilisée dans les entreprises en 2022

L’intelligence émotionnelle apparaît comme une solution pivot dans une époque où la stratégie d’entreprise nécessite plus de souplesse, et où la gestion et l’efficacité du personnel se focalisent plus sur le leadership. Elle se présente comme un besoin primordial pour le manager qui fait face aux grands changements socio-économiques, mais aussi technologiques.

Aujourd’hui, les managers assimilent la portée d’une bonne gestion émotionnelle sur les résultats des entreprises, cependant peu parviennent à développer et à maîtriser la technique. Christophe Haag a expliqué ce blocage par des « croyances limitatives », soit la prédominance d’une pensée traditionnelle qui relie les émotions aux mauvaises décisions et à l’impartialité. Entre autres, les managers de la vieille école éprouvent encore du mal à introduire l’émotion dans le processus d’optimisation de la vie d’entreprise.

Cela dit, de nombreux programmes et accompagnements du dirigeant comme JLC Expert commencent à vulgariser la pratique de la culture de l’intelligence émotionnelle. Ces entités et conseillers réveillent et développent cette faculté auprès des managers qui aspirent à s’améliorer et spécifiquement ceux qui sont immergés dans une situation émotionnelle ambiguë (émotions toxiques) sur le plan personnel ou avec les collaborateurs (tensions générées par la peur, la jalousie, la colère, etc.).

 

Comment cultiver l’intelligence émotionnelle ?

Les professionnels de l’accompagnement comme JLC Expert étudient en profondeur la situation des managers pour leur permettre de gagner en confiance, et en indépendance face aux différentes charges techniques (gestion comptable, partenaires, Codir, planification…) et émotionnelles (stress, burn-out…).

Pour ce faire, nous utilisons des outils élaborés destinés à performer la vision globale des dirigeants de l’état actuel de leurs entreprises et de leurs situations personnelles. Cela passe par une étude profonde des éléments matériels et structurels (définition de la stratégie, des infrastructures physiques et informatiques, les ressources humaines) jusqu’à la conscientisation émotionnelle.

Nous cultivons petit à petit cette compétence à travers des leviers de développement de l’autogestion. Ainsi, de nombreuses propositions comme la lecture, l’expérimentation de situations nouvelles pour sortir de la zone de confort, la communication verbale et non verbale pour adopter l’empathie, font toutes parties d’un programme complexe de développement de l’intelligence émotionnelle.

 

Les résultats attendus d’un accompagnement dirigeant pour le développement du quotient émotionnel

JLC Expert se focalise sur de nombreux aspects de l’émotion et de leurs effets sur le dirigeant et sur les collaborateurs. L’objectif attendu est de transformer chaque membre de l’équipe à commencer par le décideur en personne « intelligente » dans ses relations professionnelles à travers un accès aux émotions, une meilleure maîtrise de cette émotion et l’utiliser dans une situation de manière saine pour agir et interagir.

Notre intervention s’étend ainsi sur toute la sphère émotionnelle en interne et en externe pour permettre aux managers d’être présents pour ses auxiliaires, d’assimiler et de répondre à leurs doléances ou problèmes en se mettant à leur place, en écoutant tous les signaux susceptibles de dégager des émotions (bénéfiques ou toxiques), de générer de la confiance en instaurant un climat de quiétude et de sérénité.

En résumé, tous les outils de JLC Expert visent à implanter la flexibilité cognitive face aux émotions. Les managers bénéficieront d’un recul et d’une meilleure visibilité des situations évolutives dans l’entreprise pour agir avec sagesse et efficacité.